Dits et ecrits: 1954-1988 by Michel Foucault

By Michel Foucault

En 1984, Michel Foucault, déjà très affaibli par sa maladie, livre dans le dernier de ses entretiens : "Il me semble que dans L'Histoire de l. a. folie à l'âge classique, dans Les Mots et les Choses et aussi dans Surveiller et punir, beaucoup de choses qui se trouvaient implicites ne pouvaient pas être rendues explicites à reason de los angeles façon dont je posais les problèmes."
C'est dans le tournant des années 1975-1976 que l. a. creation philosophique de Michel Foucault swap en effet brusquement de sort. Aux vastes analyses structurales et historiques succède le propos plus fluide d'une herméneutique du sujet que développeront en particulier les cours au Collège de France. Ce ne sont plus des événements culturels, des pratiques collectives et leurs stipulations de possibilité dans l'ordre des discours qu'explore désormais le philosophe mais los angeles façon dont le sujet imagine les vérités et les jeux de pouvoir dont il est l'objet. Le souci de soi, los angeles sexualité, le corps et ses disciplines sont les grands thèmes des derniers travaux de Foucault. Ils dominent l. a. plupart des textes rassemblés ici. Leur lecture permettra d'apprécier l'ampleur de l'infléchissement de l' uvre et surtout de lire autrement les grands écrits de los angeles première période.

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La phénoménologie avait jeté assez de lumière sur le fondement expressif de toute signification ; mais la nécessité de justifier une compréhension impliquait que l’on réintégrât le moment de l’indication objective auquel s’était attardée l’analyse freudienne. Trouver le fondement commun aux structures objectives de l’indication, aux ensembles significatifs, et aux actes d’expression, tel était le problème que posait la double tradition de la phénoménologie et de la psychanalyse. De la confrontation entre Husserl et Freud naissait une double problématique ; il fallait une méthode d’interprétation qui restituât dans leur plénitude les actes d’expression.

L’audace de ces méthodes et les risques qu’elles prennent n’invalident pas leurs résultats, mais l’incertitude dont elles partent n’est jamais tout à fait conjurée par la probabilité sans cesse croissante qui se développe à l’intérieur de l’analyse elle-même ; elle n’est pas non plus entièrement effacée par la pluralité des cas qui autorisent comme un lexique interindividuel des symbolisations les plus fréquentes. L’analyse freudienne ne ressaisit jamais que l’un des sens possibles par les raccourcis de la divination ou les longs chemins de la probabilité : l’acte expressif lui-même n’est jamais reconstitué dans sa nécessité.

C’est pourquoi seule sa problématique réelle nous a retenu. On trouvera dans ses textes le problème qu’il s’est posé ; nous voulions, de notre côté, dégager celui auquel il a répondu.  » CICÉRON En mettant au jour une plastique aussi fondamentale du rêve et de l’expression, Binswanger renouait avec une tradition. Une tradition laissée dans l’ombre par cette psychologie du XIXe siècle que Freud n’est pas toujours parvenu à dépasser. La psychanalyse avait instauré une psychologie du rêve ou, du moins, restauré le rêve dans ses droits psychologiques.

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